Agriculture : Madagascar mise sur la science pour relancer la filière café
Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire veut donner un nouvel élan à la filière café. À travers le FOFIFA et la SOC, une collaboration est engagée avec Robens Group, un centre spécialisé dans la production et la multiplication de plants « in vitro ». Cette coopération doit notamment faciliter l’accès à des plants de qualité et contribuer à la relance de la production de café à Madagascar.
Des plants de qualité pour augmenter la production
La disponibilité de plants adaptés aux conditions locales est un élément essentiel pour améliorer durablement les productions agricoles. Dans ce cadre, le partenariat avec Robens Group doit permettre de développer l’utilisation de techniques scientifiques dans la production de plants.
Le centre travaille notamment sur la multiplication « in vitro » de plusieurs cultures, dont le maïs, le riz, les plantes fourragères et surtout le café. Cette approche doit permettre aux agriculteurs d’avoir accès à des plants plus performants et adaptés à leurs besoins. « La production ne se limite pas à cultiver la terre ou à planter. L’intégration de la science permet aussi d’améliorer les méthodes de production », souligne le ministère.
Pour la filière café, cette collaboration représente un enjeu important. Madagascar produisait environ 80 000 tonnes de café, dans les années 90. Le pays figurait alors parmi les grands producteurs et exportateurs de café en Afrique et dans le monde. Il occupait la troisième place en Afrique et la 18e place à l’échelle mondiale. La production nationale a toutefois fortement diminué depuis cette période. Elle se situe aujourd’hui entre 15 000 et 20 000 tonnes par an. Face à cette baisse, le ministère veut redonner à la filière sa place dans l’économie agricole du pays.
100 000 hectares ciblés pour relancer le café
L’objectif de ce programme est de relancer la culture du café dans plusieurs zones, notamment dans les régions de l’Est et des Hautes Terres. À terme, une superficie de 100 000 hectares est ciblée pour la réimplantation de cette culture. La collaboration avec Robens Group devrait ainsi contribuer à atteindre cet objectif en améliorant l’accès des producteurs à des plants de qualité. Une production plus importante permettrait de répondre davantage à la demande du marché intérieur, tout en renforçant les possibilités d’exportation.
Au-delà du café, le partenariat vise aussi à améliorer l’accès des agriculteurs à du matériel végétal adapté. Le ministère espère ainsi augmenter les rendements, renforcer les capacités de production et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des producteurs.




