Forêts de Madagascar : VELUX et le WWF lancent un projet pour protéger 275 000 hectares
Le groupe VELUX et le WWF viennent d’intégrer Madagascar à leur portefeuille mondial de conservation et de restauration des forêts. Le projet, prévu dans les Hautes Terres du Nord, vise à protéger et préserver 275 000 hectares de forêts, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la protection de la biodiversité.
Un vaste programme de conservation
Les forêts malgaches s’apprêtent à bénéficier d’un nouveau programme de conservation. Le groupe VELUX et le WWF ont annoncé, le 26 août, le lancement d’un projet forestier dans les Hautes Terres du Nord de Madagascar. L’initiative prévoit de protéger et de préserver 275 000 hectares de forêts. Elle constitue le quatrième et dernier projet d’un portefeuille développé par les deux partenaires dans plusieurs pays, notamment au Vietnam, en Ouganda et à Madagascar. Les interventions concernent certains des paysages parmi les plus riches en biodiversité. À Madagascar, elles englobent notamment des mangroves et des forêts tropicales humides. Le nouveau projet dans les Hautes Terres du Nord doit ainsi associer protection de la nature, action climatique et retombées pour les communautés locales.
Au-delà de la protection de la biodiversité, le projet repose sur le rôle des forêts dans la régulation du climat. Les arbres et les écosystèmes forestiers absorbent une partie du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et stockent ce carbone dans leur biomasse et leurs sols. La protection des forêts existantes doit donc permettre d’éviter la libération du CO₂ déjà stocké. La restauration des zones dégradées, quant à elle, vise à favoriser la croissance de nouveaux arbres capables d’absorber progressivement du carbone.
Réduction de l’empreinte carbone
Ces projets forestiers s’inscrivent dans l’ambition annoncée par le groupe VELUX, en 2020, de contribuer à la réduction et à l’élimination de 4,5 millions de tonnes de CO₂. Ce volume correspond à l’empreinte carbone historique estimée de l’entreprise pour ses émissions directes et celles liées à l’énergie achetée, depuis sa fondation en 1941. Le partenariat avec le WWF ne remplace toutefois pas les efforts de réduction des émissions propres au groupe VELUX. Les projets forestiers sont présentés comme une action climatique menée au-delà de la chaîne de valeur de l’entreprise. Autrement dit, ils doivent contribuer à l’action climatique mondiale et à la protection de la nature, en complément des mesures prises pour réduire les émissions liées aux activités et aux opérations du groupe.
VELUX précise également qu’il n’utilisera pas les unités de carbone vérifiées susceptibles d’être générées par ces projets pour compenser ses propres émissions. Selon Lars Petersson, PDG du groupe VELUX, les quatre projets désormais identifiés doivent permettre de réduire et d’éliminer des millions de tonnes de CO₂ une fois pleinement mis en œuvre. L’entreprise entend atteindre son objectif historique à l’horizon de son centenaire, en 2041.
Des bénéfices attendus pour les communautés
Pour le WWF, l’enjeu dépasse la seule question du carbone. Les projets doivent également contribuer à enrayer la perte de biodiversité et soutenir les populations vivant dans ou à proximité des zones concernées. Mikkel Aarø-Hansen, secrétaire général du WWF Danemark, souligne que les entreprises privées ont un rôle à jouer face au changement climatique et à la dégradation accélérée de la nature. Il appelle davantage d’acteurs économiques à financer des initiatives de conservation et de restauration de grande ampleur.
Le partenariat entre VELUX et le WWF doit ainsi servir de plateforme pour développer la conservation à l’échelle des paysages. D’autres partenaires pourraient être mobilisés afin de renforcer, dans les prochaines années, les efforts de protection et de restauration des forêts.
A savoir : le groupe VELUX est une entreprise internationale d’origine danoise, spécialisée dans les fenêtres de toit, les puits de lumière, les stores et les solutions destinées à améliorer la lumière naturelle, la ventilation et l’efficacité énergétique des bâtiments. Présent dans 37 pays, le groupe emploie environ 11 300 personnes. Fondé en 1941, VELUX mène également des actions en faveur du développement durable, notamment à travers des projets de conservation et de restauration des forêts en partenariat avec le WWF.
Pour Madagascar, où les écosystèmes forestiers constituent à la fois un réservoir exceptionnel de biodiversité et un important puits de carbone, la protection annoncée de 275 000 hectares dans les Hautes Terres du Nord ouvre ainsi un nouveau chantier de conservation à grande échelle.




