Concertation nationale à Madagascar : un comité technique de 35 membres pour piloter le processus
Le comité technique chargé d’appuyer la Concertation nationale à Madagascar est désormais constitué. Un arrêté publié le 3 septembre 2026 fixe à 35 le nombre de ses membres. Placé sous l’autorité du Premier ministre, cet organe devra contribuer à la conduite opérationnelle du processus de refondation de l’État.
Le dispositif de la Concertation nationale se précise. L’arrêté portant désignation des membres du comité technique officialise une équipe de 35 personnes appelées à accompagner le processus de refondation de l’État. La structure aura notamment pour mission d’apporter l’appui technique nécessaire au déroulement de la Concertation nationale.
Une composition aux profils diversifiés
À sa tête figure le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison. Il est secondé dans le fonctionnement du comité par Ralevason Hary Tiana, Directeur général chargé de la Concertation nationale, désigné comme membre titulaire, et par Randriamisata Vonimalala Ony, Directrice des affaires juridiques représentant le ministère de la Refondation, en qualité de membre suppléant.
La composition arrêtée cherche à réunir plusieurs catégories d’acteurs. Des représentants de la Présidence de la Refondation ainsi que des ministères de l’Intérieur et de l’Économie et des Finances siègent au sein de cette instance. Le fait religieux et les autorités traditionnelles sont également présents. Le FFKM (Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar), les églises chrétiennes hors FFKM, la communauté musulmane ainsi que les Raiamandreny ara-drazana (autorité traditionnelle) des six provinces sont représentés.
Jeunesse et société civile représentées
Le comité fait également une place à différents secteurs de la société. Le Collectif des mouvements de jeunes, avec une représentation couvrant les six provinces, figure parmi les membres. Des organisations de la société civile, le secteur privé, les associations de défense des consommateurs ainsi que des structures représentant les personnes handicapées et les personnes atteintes d’albinisme sont également associées au dispositif. À ces représentants s’ajoutent des personnalités qualifiées choisies directement par le président du Comité technique.
Malgré cette diversité, une catégorie d’acteurs reste absente de la composition officielle. L’arrêté ne prévoit aucun représentant des journalistes ou des médias au sein du comité technique. L’orientation générale et la dimension spirituelle de la Concertation nationale restent, pour leur part, sous la responsabilité du FFKM.
Le mandat des 35 membres est appelé à prendre fin avec le processus de refondation. Conformément aux dispositions réglementaires, leur fonction cessera automatiquement lors de la prestation de serment du Président de la République élu, à l’issue de ce processus.




