Gestion des risques : La collecte de données de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) débute dans le nord
L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) Madagascar et le BNGRC ont lancé une collecte de données de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) dans les régions SAVA et DIANA. Cette première opération couvre les districts de Sambava, Vohémar, Ambilobe et Ambanja.
Des données pour mieux connaître les zones à risque
La collecte a déjà débuté le 10 septembre, après la formation des enquêteurs et des superviseurs à Sambava les 8 et 9 septembre. Dans chaque commune, les équipes échangent avec des informateurs clés, notamment les maires, les chefs de fokontany, le personnel de santé, les enseignants et les leaders communautaires.
Pour être précis, les données recueillies portent sur plusieurs éléments. Les équipes cherchent notamment à connaître les mouvements de population, l’exposition aux cyclones et aux inondations, les vulnérabilités des communautés ainsi que leurs besoins prioritaires.
Cette démarche est importante car une catastrophe ne touche pas toutes les populations de la même manière. Connaître à l’avance les zones exposées et les personnes les plus vulnérables permet de mieux préparer les interventions. Ces informations peuvent, par exemple, aider à identifier les communes qui pourraient avoir besoin d’un soutien rapide en cas de déplacement de population ou de fortes intempéries.
Anticiper pour mieux répondre aux catastrophes
Au-delà de la collecte, les données DTM doivent servir à orienter la planification et la coordination des actions. Les autorités et les acteurs humanitaires comme les ONG pourront s’appuyer sur ces informations pour mieux préparer leurs interventions avant qu’une catastrophe ne survienne. L’objectif est aussi de réduire les délais de réponse lorsque les populations sont touchées. Des données récentes permettent de mieux cibler les besoins, de préparer les ressources nécessaires et de renforcer la coordination entre les différents intervenants.
Cette activité s’inscrit dans un projet financé par l’Union européenne sur l’action anticipatoire et la préparation aux catastrophes en Afrique australe et dans la région de l’océan Indien. Il est mis en œuvre par un consortium comprenant notamment le PAM, la FICR, la FAO, l’UNICEF et l’OIM.




