Ant’Sary Doc Madagascar : neuf jours pour faire entendre les récits qui sortent des sentiers battus
La 4ᵉ édition du Festival international de cinéma documentaire Ant’Sary Doc Madagascar se tiendra du 25 septembre au 3 octobre 2026 à l’Institut français de Madagascar (IFM), à Analakely. À travers une sélection de productions malgaches, africaines et de l’océan Indien, le festival entend mettre en lumière des histoires, des mémoires et des réalités encore peu représentées.
Des histoires qui trouvent leur place à l’écran
Depuis sa création, Ant’Sary Doc Madagascar défend le cinéma documentaire comme un moyen de faire connaître des récits qui restent souvent en marge des représentations habituelles. Les œuvres sélectionnées abordent ainsi différentes réalités sociales, culturelles et environnementales, à partir de regards portés par des cinéastes de plusieurs horizons.
Cette volonté se retrouve dans la sélection officielle de cette 4ᵉ édition. Parmi les courts-métrages en compétition figurent notamment « Rakrisy », de Hasina Fitahianjanahary Josoa Emanuel, et « More Than a Fight : Nomasy Raharjaona », de Ramilimaramamonjy Heritina Tsilavina, pour Madagascar. Des réalisateurs du Niger, du Sénégal, du Bénin, de Mayotte, de France, de la République démocratique du Congo, du Maroc et de l’Égypte complètent cette sélection.
Un festival au-delà des projections
Les longs-métrages documentaires prolongent cette diversité. « Poisson d’or, poisson africain », de Thomas Grand et Moussa Diop, « Nous sommes tous des migrants », de Chellapermal Gopalen Parthiben, ou encore « Trop c’est trop », d’Elisé Sawasawa, témoignent de la variété des sujets et des territoires abordés. Madagascar sera également représenté dans cette catégorie avec « Viavy, le choix de Hangina », réalisé par Gilde Razafitsihadinoina. Une sélection consacrée à l’expérience digitale présente par ailleurs « Mialy », de Julienne Norohasimbala.
Ant’Sary Doc Madagascar ne se limite toutefois pas aux séances de cinéma. Résidence d’écriture documentaire, forum de la coproduction, workshops, ateliers, tables rondes, rencontres professionnelles, éducation à l’image et projections hors les murs figurent également au programme. En réunissant cinéastes, professionnels et public, le festival veut faire du documentaire un espace de découverte et de dialogue. Une manière de donner davantage de visibilité à des récits et des regards qui trouvent encore difficilement leur place dans le paysage audiovisuel.




