Affaire des onze détenus chinois - Le ministère de la Justice dénonce des irrégularités
Des irrégularités dans la libération de onze détenus chinois conduisent le ministère de la Justice à rechercher les responsabilités au sein de l’administration pénitentiaire.
Gestion des détenus
Le ministère de la Justice dénonce des irrégularités dans le transfert et la libération de onze ressortissants chinois détenus à Madagascar. Dans un communiqué officiel, il annonce des mesures pour identifier les responsables et rappelle que nul n’est au-dessus de la loi. Les faits remontent aux 21 et 25 août 2026. Selon le ministère, cinq détenus chinois ont été transférés de la prison d’Avaradrano vers celle d’Antanimora le 21 août. Admis à 19 h 10, ils ont été libérés à 20 heures, soit 50 minutes plus tard. Le 25 août, six autres ressortissants chinois ont suivi le même parcours. Arrivés à 9 h 38, ils ont été libérés à 10 h 10, après seulement 32 minutes.
Le ministère souligne qu’aucun document officiel ne justifiait ces libérations. Il affirme également que les procédures prévues par la réglementation sur le transfert des détenus n’ont pas été respectées. Les décisions auraient été prises sans suivre toutes les étapes de validation nécessaires au sein de l’administration pénitentiaire. La direction du ministère n’aurait découvert les faits qu’après une inspection.
Responsabilités recherchées
D’après le communiqué, un agent pénitentiaire aurait participé aux transferts en assurant la garde des détenus, alors que cette mission ne relevait pas de ses fonctions. Ce responsable, présenté comme membre du bureau du syndicat de l’administration pénitentiaire malgache, est soupçonné d’avoir agi avec le directeur de la prison d’Avaradrano et le secrétaire général du syndicat pour faciliter les libérations. Le ministère indique que les investigations se poursuivent afin d’identifier toutes les personnes impliquées. Celles dont la participation aux faits sera établie devront répondre de leurs actes conformément à la loi.
L’agent principalement mis en cause aurait également envoyé un message à un conseiller du président de la Refondation pour demander à ne pas faire l’objet de poursuites. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, aurait reçu ce message et engagé les démarches nécessaires. Le ministère condamne ces pratiques et précise que cette affaire ne remet pas en cause la liberté syndicale. Il dénonce plutôt l’utilisation de fonctions ou d’appartenances syndicales à des fins personnelles. Cette affaire pourrait toutefois affecter la coopération judiciaire entre Madagascar et la Chine. Le ministère assure vouloir préserver les accords existants et poursuivre cette collaboration.





