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Nationale

Travail à l’étranger : l’OIT plaide pour une mobilité libre et sans exploitation

19/10/2026 16:07 © Moov.Mg

À l’occasion d’un atelier organisé par l’École nationale d’administration de Madagascar (ENAM), lundi 19 octobre 2026, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a rappelé la nécessité de garantir aux travailleurs migrants un départ librement choisi, une information fiable et des conditions de travail sûres et dignes. Le recrutement équitable figure parmi les leviers de prévention du travail forcé et de la traite des êtres humains.

Des garanties dès le recrutement

Travailler à l’étranger peut permettre d’accéder à un emploi, d’améliorer ses revenus et d’acquérir de nouvelles compétences. Mais cette mobilité professionnelle ne doit pas exposer les candidats au travail forcé ou à la traite des êtres humains. Chaque départ doit reposer sur un choix libre et éclairé, a souligné Frederick Muia, représentant de l’OIT à Madagascar, aux Comores, à Maurice et aux Seychelles, lors de son discours d’ouverture. L’objectif est de faire de la mobilité professionnelle une opportunité de travail décent, et non une porte d’entrée vers l’exploitation. Cela suppose que les travailleurs connaissent leurs droits avant leur départ et puissent s’engager dans des conditions transparentes.

Pour prévenir les abus, l’OIT insiste sur plusieurs garanties : une information fiable avant le départ, des contrats de travail clairs, ainsi que le recours à des agences de recrutement agréées et contrôlées. L’organisation préconise également l’absence de frais de recrutement à la charge des travailleurs, afin de limiter les risques liés à leur placement à l’étranger.

Prévention de la traite des êtres humains

La protection doit se poursuivre une fois le travailleur arrivé dans le pays de destination. L’égalité de traitement, la reconnaissance des compétences, l’accès à la protection sociale et à la justice font partie des conditions nécessaires à une mobilité professionnelle équitable. Ces enjeux ont été au cœur de la conférence organisée par l’ENAM sur le thème « La prévention de la traite des êtres humains dans le cadre de la mobilité professionnelle ». La rencontre s’est tenue sous le haut patronage du gouvernement malgache, en présence, notamment, du Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, et du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, Denis Franconio Mac.

Des représentants des institutions publiques, du corps diplomatique, des Nations unies, des organisations d’employeurs et de travailleurs, du secteur privé, de la société civile, des acteurs du recrutement et des partenaires mauriciens ont également participé aux échanges.

À travers notamment le projet Entr’Alliance, l’OIT affirme son engagement aux côtés du gouvernement de Madagascar et des partenaires sociaux pour renforcer les pratiques de recrutement équitable et la coopération entre les pays concernés, a affirmé le représentant de l’OIT sur la Grande Île. L’enjeu est de garantir que toute personne choisissant de travailler à l’étranger puisse le faire librement, en connaissance de cause et dans des conditions respectueuses de sa dignité.

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