Réforme halieutique - L’administration se rapproche des pêcheurs
La facilitation de l’accès à la légalité pour les pêcheurs artisanaux en réduisant les obstacles administratifs est au cœur des réformes lancées par le Ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue (MPEB).
Licences délivrées en 15 jours
Le ministre Chan Kit Waye Jaco s’est rendu à Toamasina pour constater sur le terrain la mise en œuvre de ces mesures. Jusqu’ici, les pêcheurs devaient se déplacer à Antananarivo pour obtenir leurs contrats et licences, un processus long et compliqué. Aujourd’hui, toutes les démarches sont centralisées à la Direction régionale de la Pêche et de l’Économie Bleue (DRPEB) de chaque région, ce qui permet aux pêcheurs de gérer leurs dossiers sans quitter leur ville.
Trois points principaux résument cette réforme. D’abord, les démarches administratives sont allégées, ce qui rend l’accès à la légalité plus simple. Ensuite, les délais de traitement ont été réduits : les licences sont désormais délivrées en 15 jours maximum, au lieu d’un mois auparavant. Enfin, les documents officiels ont été simplifiés : les contrats, qui faisaient trente-cinq pages, tiennent maintenant en trois pages et sont disponibles en malgache, plus faciles à comprendre pour tous.
Modernisation et valorisation du secteur
Lors de cette visite, six pêcheurs de la région Atsinanana ont reçu leurs licences et contrats lors d’une cérémonie avec le Ministre. Cette remise marque le début officiel de la réforme à l’échelle nationale. Pour eux, ces changements représentent un gain de temps important et reconnaissent leur rôle dans le développement durable de la pêche.
Le ministère rappelle que cette réforme fait partie d’un effort global pour moderniser et valoriser la pêche artisanale, un secteur important pour l’économie locale et la sécurité alimentaire. Selon le ministre, en rapprochant l’administration des pêcheurs et en simplifiant les démarches, le MPEB encourage davantage de pêcheurs à travailler légalement et à protéger les ressources marines. « Avec ces mesures, Madagascar change sa gestion de la pêche artisanale, en plaçant les pêcheurs au centre des décisions et en leur donnant un accès direct à leurs droits », a-t-il expliqué.


