Nouveau régime : Chaos des grandes figures de Rajoelina
Ravatomanga incarcéré à l'île Maurice, Rakotomanga à Antanimora, Ravalomanana à Imerintsiatosika, Sahondrarimalala à Avaradrano ... Rakotondrazafy et Andriantsitohaina introuvables ... Aucun répit du côté des personnalités clés les plus connues de l'Ancien Régime.
À l'ère de Rajoelina, plusieurs personnalités politiques et entrepreneurs étaient les victimes : Harry Laurent Rahajason, Mahery Lanto Manandafy, Mbola Rajaonah, etc. Sans oublier Ninie Donia, incarcérée pendant 44 mois et a même perdu la vie en prison. Depuis quelques mois, une nouvelle histoire s'écrit : au tour des Orange de subir le sort des "opposants".
Des dossiers brûlants
Comme promis par Fanirisoa Ernaivo, Ministre de la Justice, tous les dossiers inquiétants sont et seront dévoilés. Jusqu'ici, les projecteurs se concentrent sur les grandes figures du parti Orange.
À Madagascar, en mi-novembre 2025, Rinah Rakotomanga et son conjoint ont été les premiers cibles de la Justice. Impliqué dans des affaires de Madagascar Airlines, le couple reste en détention provisoire à Antanimora, à l'issue de leur déferrement devant le Pôle anti-Corruption (PAC). Puis, les poursuites concernaient le Général de Corps d'Armée retraité, Richard Ravalomanana : sa destitution n'a pas suffit. Juste avant Noel, il a reçu une convocation de la part de la Gendarmerie, mais n'a pas répondu présent. Le 27 décembre, le concerné a accepté "l'arrestation" pour rejoindre la caserne Ratsimandrava. Il a ensuite été placé sous résidence surveillée, au domicile de l'ancien premier ministre Ntsay Christian. Pour l'ancien président du Sénat, son chef d'inculpation concerne l'exigeance aux militaires d'effectuer des actions violentes contre des manifestants. Ce qui dépasse clairement ses fonctions.
Le Dr Sahondrarimalala Marie Michelle s'avère également l'une des cibles de l'autorité judiciaire. Elle a fait l'objet d'une enquête depuis deux semaines, avec 12 personnes du parti Orange. Son accusation concerne "l'atteinte à la sûreté de l'Etat", suite à la distribution d'argent pour inciter les gens à passer à la grève. Par ailleurs, des manifestations étaient au rendez-vous à la place du 13 mai et devant la HCC.
Harilala Ramanantsoa, survivante de la guerre
La majorité des élus et nommés à l'époque Rajoelina ont perdu leur poste. Par contre, certains "chanceux" ont pu gardé leur trône. La mairesse d'Antananarivo, Harilala Ramanantsoa, s'en sort très bien, depuis près de trois mois de changement du régime. Sans oublier qu'elle a fait face à différentes déstabilisations, y compris sa convocation auprès du PAC. Elle a fait l'objet d'une enquête sur l'affaire de dettes impayées de la CUA à la CNaPS. À mentionner que dès la fuite d'Andry Rajoelina, Harilala Ramanantsoa a annoncé publiquement sa volonté de coopérer avec les nouveaux dirigeants.


