Enregistrement biométrique : Madagascar déploie 2 500 équipements à l’échelle nationale
Le projet national « Izaho Tokana » entre dans une phase opérationnelle avec la disponibilité de 2 500 équipements destinés à l’enregistrement biométrique des citoyens malgaches. Cette initiative, soutenue par la Banque mondiale, vise à instaurer un identifiant unique et à moderniser la gestion de l’identité à Madagascar.
Unicité et fiabilité de l’identité
Les équipements nécessaires à la mise en œuvre de l’enregistrement biométrique sont désormais opérationnels. Au total, 2 500 kits seront déployés sur l’ensemble du territoire national, en coordination avec le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, avec l’appui du projet PRODIGY. Ce déploiement à grande échelle doit permettre de toucher l’ensemble des régions de la Grande Île. Deux types de kits composent le dispositif mis en place. Les kits mobiles sont destinés à être utilisés dans des sites fixes, tandis que les kits ultra-mobiles ont été pensés pour faciliter les déplacements vers les zones enclavées. Alimentés à l’énergie solaire, ces équipements peuvent fonctionner indépendamment du réseau électrique, aussi bien en milieu urbain qu’en zone rurale.
L’opération d’enrôlement prévoit la collecte d’informations personnelles classiques, telles que le nom complet, la date de naissance, le lieu de résidence ou le numéro de téléphone. À ces données s’ajoutent des éléments biométriques, notamment les traits du visage, l’image de l’iris et les empreintes digitales. L’ensemble vise à garantir l’unicité et la fiabilité de l’identité de chaque citoyen.
Enregistrement biométrique à Madagascar
L’enregistrement biométrique à Madagascar bénéficie d’un financement de 140 millions de dollars de la Banque mondiale. Il s’inscrit dans une réforme plus large de la transformation numérique de l’État, impliquant les ministères du Développement numérique, de la Justice et de l’Intérieur. L’objectif est de renforcer la gestion de l’identité et d’améliorer la qualité des services publics. Le projet est piloté par l’Unité de gestion dédiée (UGD), chargée de coordonner les différentes étapes de l’opération. Parmi les résultats attendus figure la réduction des doublons et des risques de fraude ou de duplication d’identité, notamment dans le cadre des élections. Le projet ambitionne également de simplifier l’accès aux documents administratifs et aux services publics, grâce à une identité numérique fiable et centralisée.
En amont du déploiement, des sessions de formation sont organisées au profit des adjoints des chefs de district et des techniciens informatiques. Lancées le 12 janvier 2026 et prévues jusqu’au 23 janvier, ces formations portent sur l’utilisation des équipements, le processus d’enregistrement biométrique, les règles de conduite, la sensibilisation des populations, la gestion du matériel de l’État et l’élaboration de rapports, afin d’assurer une mise en œuvre efficace sur le terrain.


