Aménagement et environnement : Bas Mangoky se dote d’un Plan intégré pour sauver ses paysages
Les autorités, partenaires techniques et communautés locales ont validé le Plan d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Paysages (PAGIP) du paysage du Bas Mangoky, hier, 21 janvier. Il s’agit d’un outil stratégique destiné à restaurer les écosystèmes, renforcer la résilience sociale et encadrer durablement le développement territorial.
Un paysage riche mais fragile
Situé dans le district de Morombe, au cœur de la région Atsimo Andrefana, le paysage du Bas Mangoky couvre environ 74 116 hectares. Il se distingue par une remarquable diversité écologique, mêlant forêts sèches, zones agricoles, savanes, mangroves et un réseau hydrographique structuré autour du fleuve Mangoky, véritable colonne vertébrale du territoire.
Cette richesse naturelle est toutefois fortement menacée. Déforestation, feux de brousse récurrents, surexploitation des ressources, sécheresse chronique et effets du changement climatique exercent une pression croissante sur les écosystèmes.
Sans interventions coordonnées et durables, les projections annoncent une perte de plus de 70 % des forêts sèches d’ici 2040, avec des conséquences graves sur les services écosystémiques et les moyens de subsistance des populations locales.
Le PAGIP comme outil stratégique
Face à ces défis, le PAGIP du Bas Mangoky a été conçu comme un cadre stratégique et opérationnel. Il vise à harmoniser les actions de restauration des paysages et des forêts tout en garantissant une gestion durable, inclusive et concertée du territoire. Le plan repose sur une approche globale articulée autour de la restauration et de la conservation des écosystèmes, du renforcement de la gouvernance locale, du développement socio-économique durable et d’un dispositif de suivi-évaluation fondé sur des indicateurs environnementaux et sociaux.
Un engagement institutionnel et partenarial
La validation du PAGIP constitue un indicateur clé de résultats pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, dans le cadre du projet TEFIALA. Celui-ci bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’Environnement mondial et de l’assistance technique de la FAO.
Dans le Bas Mangoky, le projet ambitionne de doter 22 365 hectares d’un PAGIP intégrant les priorités de restauration, tout en couvrant également les aires protégées du complexe Mangoky–Ihotry et une partie du Parc national Mikea.


