Madagascar, 173ᵉ partenaire commercial du Royaume-Uni : des échanges modestes mais en progression
Avec seulement 57 millions de livres d’échanges annuels, Madagascar demeure un acteur secondaire du commerce britannique, mais affiche des signes de progression, notamment dans le textile et les services.
Madagascar, un partenaire commercial mineur pour Londres
Selon la fiche officielle du Department for Business and Trade publiée le 2 février 2026, le commerce total de biens et de services entre le Royaume-Uni et Madagascar a atteint 57 millions de livres sterling sur les quatre trimestres allant jusqu’à la fin du troisième trimestre 2025. Ce montant représente une hausse de 11,8 % par rapport à la même période, un an plus tôt. Malgré cette progression, Madagascar demeure un acteur très secondaire dans les échanges britanniques. Le pays se classe au 173ᵉ rang des partenaires commerciaux du Royaume-Uni, représentant moins de 0,1 % du commerce total britannique. Cette position reflète le faible volume des flux commerciaux bilatéraux comparé aux grands partenaires du Royaume-Uni, mais aussi le potentiel encore largement inexploité des relations économiques entre les deux pays.
Des exportations britanniques en croissance
Sur les 57 millions de livres (environ 348,1 milliards d’ariary) d’échanges enregistrés, les exportations du Royaume-Uni vers Madagascar s’élèvent à 23 millions de livres (environ 142,37 milliards d’ariary), en hausse de 21,1 % sur un an. Ces exportations sont dominées par les services, qui représentent 56,5 % du total, devant les biens (43,5 %). Cette progression suggère un intérêt croissant pour les services britanniques sur le marché malgache, notamment dans les secteurs techniques, industriels et technologiques. Parmi les principaux produits exportés figurent les tissus textiles, les machines industrielles, les équipements de télécommunications ainsi que des œuvres d’art, selon la ventilation par catégorie de biens
Du côté des importations britanniques, le Royaume-Uni a acheté pour 34 millions de livres environ 210,46 milliards d’ariary) de biens et services en provenance de Madagascar, soit une augmentation de 6,3 % sur un an. Les biens représentent l’essentiel des importations (85,3 %), dominées par le secteur de l’habillement, qui pèse à lui seul plus de 22 millions de livres (environ 136,25 milliards d’ariary). Madagascar exporte également du café, du thé, des produits halieutiques et certains minéraux. Ce déséquilibre se traduit par un déficit commercial britannique de 11 millions de livres (environ 68,12 milliards d’ariary), le Royaume-Uni important davantage de Madagascar qu’il ne lui exporte.
Valoriser les secteurs porteurs
Les données sur les investissements directs étrangers (IDE) restent limitées. Le stock d’IDE du Royaume-Uni à Madagascar n’est pas publié pour des raisons de confidentialité. En revanche, les investissements malgaches au Royaume-Uni sont estimés à moins de 500 000 livres (environ 3,0965 milliards d’ariary) à la fin de 2024, confirmant un niveau très faible d’intégration financière entre les deux pays.
Au-delà des échanges actuels, la fiche souligne la dynamique macroéconomique de Madagascar, dont la croissance du PIB est estimée à 4,3 % en 2026, avec une amélioration progressive du revenu par habitant et du poids économique mondial du pays. Dans ce contexte, les relations commerciales entre Madagascar et le Royaume-Uni pourraient évoluer à moyen terme, à condition de renforcer la diversification des exportations malgaches, d’attirer davantage d’investissements et de mieux valoriser les secteurs porteurs tels que le textile, l’agro-industrie et les services.


