Sud de Madagascar : Six poulaillers modernes pour soutenir les Champs Écoles de Commerce
Dans le sud de Madagascar, l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) met en place six poulaillers modernes dans les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet MIONJO. L’objectif est de renforcer les revenus des ménages.
Des infrastructures et des formations pour les groupements
Dans ces trois régions, la FAO accompagne les Champs Écoles de Commerce (CEC) à travers la mise en place de ces six poulaillers modernes. Une initiative gouvernementale visant à renforcer la résilience des populations dans le sud de Madagascar, une zone particulièrement vulnérable aux chocs climatiques et économiques.
Chaque poulailler est attribué à un groupement CEC, qui bénéficie également d’un programme de formation pratique afin d’assurer une gestion efficace et durable de l’infrastructure. Ces formations portent notamment sur la gestion du poulailler, l’alimentation des volailles, la santé animale, la reproduction et les mesures de biosécurité.
En effet, l’objectif est de permettre aux participants de développer des compétences techniques solides pour gérer correctement l’élevage et améliorer la productivité. Au-delà de la simple installation d’infrastructures, l’initiative vise ainsi à transmettre un savoir-faire durable aux communautés bénéficiaires.
Un levier de revenus et de résilience pour les ménages
Les infrastructures sont réparties dans plusieurs districts et communes du sud. À Atsimo Andrefana, les bénéficiaires se trouvent notamment à Salobe Centre dans le district de Betioky et à Bekinagna dans le district d’Ampanihy. Dans la région Anosy, les poulaillers ont été installés dans les fokontany de Tanambao et Bevilany, tous deux situés dans le district de Taolagnaro. Dans la région Androy, deux autres poulaillers ont été implantés à Zambey, dans la commune de Beloha, ainsi qu’à Ankilimivory, dans la commune d’Ambanisarika, district d’Ambovombe.
Grâce à ces infrastructures et aux formations associées, chaque poulailler devient bien plus qu’un simple espace d’élevage. Il constitue un véritable lieu d’apprentissage pour les membres des groupements, où ils peuvent expérimenter des pratiques améliorées et partager leurs connaissances.
A savoir que l’élevage des volailles représente une grande opportunité économique pour les ménages participants. En développant cette activité de manière structurée et collective, les groupements peuvent générer des revenus supplémentaires et renforcer leur autonomie financière. Donc, chaque poulailler devient alors un outil concret pour renforcer la résilience des communautés et construire un avenir plus stable dans le sud de Madagascar.




