Résilience dans le Sud de Madagascar : 15 000 enfants et 11 000 mères bénéficient d’actions nutritionnelles
Dans le Sud de Madagascar, des milliers de familles vulnérables bénéficient d’actions visant à prévenir la malnutrition et à renforcer leur résilience face aux chocs climatiques. À mi-parcours du projet Magnova Soa, près de 15 000 enfants de moins de deux ans et 11 000 femmes enceintes ou allaitantes ont déjà reçu un paquet d’interventions nutritionnelles, selon les résultats présentés lors d’un atelier national organisé début mars.
Des milliers d’enfants et de mères soutenus
La prévention et la prise en charge de la malnutrition figurent parmi les résultats les plus marquants des actions menées dans plusieurs communes du Sud de Madagascar, dans le cadre du Projet Magnova Soa. À ce stade du programme, près de 15 000 enfants de moins de deux ans ont bénéficié d’un ensemble d’interventions nutritionnelles destinées à favoriser leur croissance et à prévenir les carences alimentaires. Dans le même temps, 11 000 femmes enceintes ou allaitantes ont reçu un accompagnement nutritionnel.
Ces interventions visent à améliorer l’état de santé des mères et à garantir de meilleures conditions de développement pour les enfants durant les premières années de vie, une période considérée comme déterminante pour la santé future. Selon les partenaires impliqués, ces résultats témoignent de progrès dans la lutte contre la malnutrition, un défi majeur dans les régions du Sud régulièrement confrontées à l’insécurité alimentaire et aux aléas climatiques.
Sécuriser les revenus des ménages
Les résultats observés concernent également l’accès aux services essentiels. Grâce à la mise en place d’infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène, 31 810 personnes disposent désormais d’un accès à l’eau potable. Cette amélioration contribue à réduire les maladies liées à l’eau et à améliorer les conditions sanitaires des ménages. Dans le domaine des moyens d’existence, 7 750 producteurs agricoles ont bénéficié d’initiatives destinées à soutenir leurs activités. L’objectif est de renforcer les capacités de production et de permettre aux ménages ruraux d’accéder à des sources de revenus plus stables.
Par ailleurs, les mécanismes de protection sociale ont permis d’apporter un soutien direct aux populations les plus vulnérables. Au total, 54 000 personnes ont été appuyées à travers un programme d’allocations universelles, contribuant à sécuriser les revenus des ménages et à mieux faire face aux périodes de crise.
Des communes exposées aux crises climatiques
Ces résultats ont été présentés lors d’un atelier national de revue à mi-parcours organisé les 3 et 4 mars 2026 à Antananarivo et dans les chefs-lieux des régions d’intervention. La rencontre a réuni les principaux partenaires du programme, notamment le Programme Alimentaire Mondial, l’UNICEF et l’Office National de Nutrition (ONN), ainsi que des représentants des institutions publiques, de la société civile et du secteur privé. Cette étape a permis d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les difficultés rencontrées et d’ajuster les interventions pour répondre aux besoins des populations dans un contexte marqué par la persistance des chocs climatiques dans le Sud du pays.
Déployées depuis 2023 avec l’appui de la Banque allemande pour le développement, les actions concernent quatre communes particulièrement exposées aux crises climatiques : Ifotaka et Tsivory dans la région Anosy, Sihanamaro dans l’Androy et Itampolo dans l’Atsimo-Andrefana.




