Relèvement post-Gezani : l’UNESCO débloque plus de 110 000 dollars pour l’éducation, les médias et le patrimoine
Après le passage dévastateur du cyclone Gezani sur la côte est de Madagascar, l’UNESCO mobilise plus de 110 000 dollars de fonds d’urgence. L’objectif est de soutenir la reprise de l’éducation, renforcer la sécurité des journalistes et préserver le patrimoine culturel dans les zones sinistrées.
Des élèves privés d’enseignement
Le secteur de l’éducation est parmi les plus durement affectés par le cyclone Gezani qui a frappé de plein fouet la région d’Atsinanana le 10 février 2026 dernier. 488 écoles ont été touchées, avec 2 435 salles de classe endommagées ou détruites. Conséquence directe : plus de 100 000 élèves sont privés d’enseignement. Face à cette situation, l’UNESCO a activé ses mécanismes de financement d’urgence pour accompagner les autorités malgaches. Une partie des fonds est consacrée à l’évaluation des dégâts dans les établissements scolaires. Il s’agit notamment de collecter des données précises sur les infrastructures touchées et d’identifier les réparations prioritaires dans les zones les plus affectées. L’objectif est de permettre un retour rapide des élèves sur les bancs de l’école.
Résilience communautaire
Au-delà de l’éducation, le cyclone a également fragilisé le secteur des médias. Selon le ministère de la Communication et de la Culture, 67 journalistes se retrouvaient sans espace de travail, tandis que de nombreux équipements de reportage sont hors service. L’appui de l’UNESCO vise ainsi à renforcer la sécurité des professionnels de l’information et à soutenir les radios communautaires. Cette aide permet de relancer les activités médiatiques, tout en améliorant la diffusion de contenus liés à la prévention des catastrophes naturelles.
Le patrimoine n’a pas été épargné. Le musée Vavitiana a subi d’importants dégâts structurels. À travers son Fonds d’urgence pour le patrimoine, l’UNESCO entend protéger et restaurer les collections muséales, réhabiliter les infrastructures endommagées et former le personnel des musées. Une action essentielle pour préserver la mémoire culturelle dans un contexte de crise. « Nous sommes pleinement solidaires du peuple malgache », a déclaré Khaled El-Enany Directeur général de l'UNESCO. L’organisation se dit déterminée à travailler avec les autorités pour reconstruire rapidement les piliers de la résilience communautaire : l’éducation, l’information et la culture.




