France-Madagascar : Les Présidents Randrianirina et Macron choisissent le dialogue pour apaiser les tensions
Les relations entre Madagascar et la France ont traversé une zone de fortes secousses ces derniers jours. Cependant, le calme semble revenir au sommet de l’État. Mercredi 29 avril 2026, le Président de la Refondation, Michaël Randrianirina, et le Président français, Emmanuel Macron, se sont entretenus directement par téléphone. Cet appel avait un objectif précis : éviter que la situation ne s’aggrave et protéger le partenariat entre les deux pays.
Une mesure diplomatique rarement utilisée
Pour mémoire, tout a commencé le mardi 28 avril par une décision des autorités malgaches. Le gouvernement a convoqué l’ambassadeur de France à Antananarivo pour lui annoncer qu’un agent de l’ambassade était déclaré « persona non grata ». Cette mesure diplomatique, rarement utilisée, signifie que la personne concernée n’est plus autorisée à rester sur le territoire malgache. Le ministère malgache des Affaires étrangères a justifié cette mesure en évoquant des soupçons sérieux de « déstabilisation », impliquant des enquêtes sur des agissements jugés contraires au rôle d’un diplomate.
La coopération se poursuit
La réaction de Paris a été immédiate et ferme. Le gouvernement français a contesté ces accusations, les qualifiant d'infondées et de difficiles à comprendre. La France a rappelé qu'elle soutient activement le processus de Refondation de Madagascar depuis octobre 2025. Pour marquer son mécontentement, Paris a également convoqué le représentant de Madagascar en France afin de protester officiellement contre cette expulsion.
Face à ce risque de rupture, les deux chefs d’État ont pris les choses en main. Lors de leur conversation téléphonique, ils ont tous deux qualifié cet événement d'« acte isolé ». Le colonel Michaël Randrianirina a réaffirmé la volonté de Madagascar de défendre sa souveraineté et d’assurer la sécurité nationale. De son côté, Emmanuel Macron a insisté sur l’importance de préserver un dialogue ouvert et une coopération constructive entre Paris et Antananarivo. Malgré les tensions récentes, les deux présidents ont affiché leur volonté commune de tourner rapidement la page afin de protéger les projets de coopération en cours. Les domaines touchant directement la population, notamment la jeunesse et le développement, restent au centre des priorités des deux États.


