Violences contre le personnel soignant : Le CONIM tire la sonnette d’alarme
A la suite des violences ayant coûté la vie à Niaïna Kanto Aksa, élève infirmière au sein du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), le Conseil de l’Ordre National des Infirmiers de Madagascar (CONIM) appelle les autorités à renforcer les mesures de protection et à faire toute la lumière sur les affaires signalées.
Une profession confrontée à un climat d’insécurité croissant
Dans un communiqué, le Conseil de l’Ordre National des Infirmiers de Madagascar, a exprimé sa profonde tristesse et son indignation après le décès d’une infirmière victime de violences. Tout en adressant ses condoléances à la famille de la défunte et à l’ensemble de la communauté infirmière, l’institution a souhaité attirer l’attention sur une situation qu’elle juge préoccupante.
Le CONIM rappelle que plusieurs professionnels de santé ont déjà été victimes d’agressions, de harcèlement ou d’intimidations dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi les cas évoqués figure notamment celui d’un infirmier agressé à Mahajanga, dont l’affaire n’aurait pas encore connu d’issue. Selon l’Ordre, ces incidents alimentent un sentiment d’insécurité grandissant parmi les infirmiers et infirmières, pourtant engagés quotidiennement au service de la population.
Face à cette réalité, l’organisation condamne fermement toutes les formes de violence dirigées contre les personnels soignants et estime que leur sécurité doit devenir une priorité nationale.
Des appels à la justice et à une meilleure protection
De son côté, le ministère de la Santé publique a également réagi après ces violences. Dans un message de solidarité adressé à la famille de la victime, le département ministériel a dénoncé un acte d’une extrême gravité portant atteinte à la dignité humaine.
Le ministère a assuré qu’il collaborera étroitement avec les autorités compétentes afin d’identifier les responsables et de garantir l’application des sanctions prévues par la loi. Il a également réaffirmé sa volonté de renforcer les dispositifs de protection et d’accompagnement des agents de santé.
Pour le CONIM comme pour les autorités sanitaires, protéger les soignants revient aussi à préserver la qualité et la continuité des services de santé offerts à la population malgache.




