• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © A.D.N
Image
Nationale

46ᵉ Sommet de la SADC : Madagascar devra convaincre sur la stabilité de sa transition

27/07/2026 15:06 © Moov.Mg

Le 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, prévu le 17 août 2026 à Durban, pourrait placer la situation politique de Madagascar au cœur des discussions. Alors que l’organisation régionale mettra en avant l’industrialisation et les opportunités économiques, les investisseurs attendraient, avant tout, des garanties sur la stabilité politique et un calendrier électoral clair.

Une transition politique sous observation régionale

La réunion des dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) interviendra dans un contexte particulier pour Madagascar. Depuis le changement de régime intervenu en octobre 2025, après la chute d’Andry Rajoelina, le pays est dirigé par des autorités de transition issues de l’armée. Si Madagascar n’a pas été écarté des instances de la SADC, la situation politique de la Grande Île resterait néanmoins suivie de près par l’organisation régionale, attachée au respect de la démocratie et de l’ordre constitutionnel. La participation du président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina au sommet extraordinaire de la SADC du 29 juin 2026 avait déjà illustré cette nouvelle réalité diplomatique : Madagascar continue d’être représenté, mais sous une attention particulière.

À Durban, la délégation malgache devrait donc tenter de rassurer ses partenaires sur la capacité de la transition à conduire le pays vers un retour à un régime démocratique.

Des garanties politiques attendues

Le thème du sommet, consacré à une « industrialisation résiliente, durable et inclusive », mettra l’accent sur les infrastructures, la transformation agricole et la valorisation des minéraux critiques. Des secteurs dans lesquels Madagascar dispose d’importants atouts, notamment grâce à ses ressources minières. Cependant, l’instabilité politique pourrait limiter l’intérêt économique suscité par ces opportunités. Pour les investisseurs régionaux et internationaux, la question prioritaire serait moins l’accès aux ressources que la prévisibilité du cadre politique et institutionnel.

Le respect de la feuille de route électorale précise, avec des échéances clairement définies, pourrait ainsi être considérée comme un élément essentiel pour rétablir la confiance. Sans cela, les projets économiques risqueraient de rester freinés par les incertitudes.

De pays hôte à dossier sensible de la SADC

La situation contraste fortement avec celle d’août 2025, lorsque Madagascar accueillait le 45ᵉ des chefs d’État et de gouvernement de la SADC. À cette période, le pays occupait une position centrale dans l’agenda régional et cherchait à promouvoir son attractivité économique auprès des partenaires africains. Un an plus tard, la Grande Île pourrait arriver à Durban avec un statut différent : celui d’un pays dont la stabilité politique sera scrutée. Les discussions autour de Madagascar pourraient ainsi dépasser les seules questions économiques pour porter sur l’apaisement politique, les libertés fondamentales et les conditions d’un retour à un ordre constitutionnel.

Pour Madagascar, l’enjeu sera de préserver sa place au sein de la SADC tout en évitant que les incertitudes politiques ne compromettent les opportunités économiques attendues.

Lire la suite

Articles Similaires