Pêche continentale : Madagascar appelle à renforcer la coopération africaine
À Rome, Madagascar plaide pour le développement de la pêche continentale.
Madagascar à la FAO
La pêche continentale représente environ 30 000 tonnes de production à Madagascar et fait vivre entre 30 000 et 50 000 personnes. Le pays souhaite renforcer cette activité pour soutenir la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus des populations, notamment des jeunes, des femmes et des communautés rurales. Le 8 septembre 2026, le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Prof. Maharavo Jean, a porté cette position lors d’une réunion entre le Groupe des États africains et la FAO, organisée dans le cadre de la 37e session du Comité des pêches (COFI 37), à Rome.
Le ministre a souligné le rôle de la pêche continentale dans l’alimentation et les revenus de nombreuses communautés africaines. Il a également appelé à renforcer la coopération entre les pays du continent et à partager les expériences pour développer davantage ce secteur. Madagascar souhaite notamment associer les gouvernements, les communautés, le secteur privé, la société civile et les chercheurs à cette démarche.
Alliance des États côtiers
La délégation malgache a également participé à une rencontre organisée par l’International Pole & Line Foundation (IPNLF), consacrée au renforcement de l’Alliance des États côtiers (CSA). Ce projet réunit les pays côtiers membres de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI). Les échanges ont porté sur la création de l’Alliance, la signature du protocole d’accord (MoU) et le plan d’action 2026-2027. Les participants ont aussi discuté du financement durable et de la création d’un secrétariat permanent.
Le ministre Maharavo Jean a réaffirmé l’appui de Madagascar à cette initiative, qui vise à rapprocher les positions des États sur la gestion durable de la pêche au thon. La délégation malgache a par ailleurs pris part à une activité organisée par la CAOPA sur les possibilités de pêche accordées aux navires étrangers. Les échanges ont souligné l’importance d’adapter ces accords aux politiques nationales, surtout pour la sécurité alimentaire.




