Exportateurs - De nouvelles pistes pour accéder aux marchés internationaux
Madagascar veut trouver de nouveaux marchés pour ses produits agricoles, améliorer leur qualité et mieux former les exportateurs.
Nouveaux débouchés
La recherche de nouveaux débouchés figure parmi les priorités du ministère du Commerce et de la Consommation pour soutenir les produits agricoles malgaches. Le ministère veut faciliter leur accès aux marchés internationaux et renforcer leur capacité à répondre aux normes demandées. La ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, a présenté cette orientation le 28 septembre, lors d’une séance de travail consacrée à l’agribusiness au ministère de l’Économie et des Finances (MEF), à Antaninarenina. Des membres du gouvernement ont participé aux échanges avec les responsables de la Banque mondiale à Madagascar.
Au cours de la rencontre, les ministres ont présenté les projets de leurs départements qui nécessitent un financement de la Banque mondiale. Pour le ministère du Commerce et de la Consommation, les besoins concernent notamment la recherche de marchés, la formation des exportateurs et le renforcement des infrastructures de contrôle.
Contrôle de la qualité
La mise en place de laboratoires figure parmi les demandes formulées. Ces structures doivent permettre de vérifier la qualité des produits avant leur exportation et de faciliter leur accès aux marchés étrangers. La ministre a également insisté sur l’importance de la commercialisation dans la chaîne de valeur agricole. « Avant de produire, il faut connaître les besoins des consommateurs, les marchés vers lesquels les produits seront destinés et l’offre à proposer », a-t-elle expliqué. Selon elle, les producteurs doivent donc mieux connaître la demande avant de lancer leur production. Cette approche doit permettre d’adapter les produits aux besoins des consommateurs et de mieux organiser la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation.
Haingotiana Andriamadison a aussi répondu aux critiques selon lesquelles son ministère favoriserait les importateurs. Elle a rappelé les mesures de défense commerciale prises par l’ANMCC pour soutenir les producteurs locaux face à la concurrence des produits importés. Le ministère souhaite par ailleurs renforcer la formation des exportateurs et les compétences techniques nécessaires à l’analyse des marchés. La formation doit notamment contribuer à l’élaboration des mesures de défense commerciale.




