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Huiles essentielles : Le GEHEM vise 1 milliard de dollars d’exportation d’ici 2040

01/10/2026 12:37 © Moov

Les exportations malgaches d’huiles essentielles continuent de progresser. L’objectif affiché est de porter les exportations malgaches à 1 milliard de dollars d’ici 2040. Hier, en marge d’une conférence consacrée aux PME-PMI sur le marché européen, le président du Groupement des Exportateurs d’Huiles Essentielles et Extraits de Madagascar (GEHEM), Dr Rakotoson Nirina Olivier, a présenté les ambitions de la filière.

Un potentiel important sur les marchés internationaux

Après une forte croissance jusqu’en 2021, la filière a connu un recul en 2022 et 2023 sous l’effet de la crise liée à la Covid-19. La reprise s’est amorcée dès 2024 avant de se confirmer en 2025. Cette année-là, les exportations ont atteint 101,9 millions de dollars pour plus de 7 000 tonnes de produits expédiés à l’international. « Les résultats enregistrés à fin août 2026 montrent une nouvelle progression par rapport à la même période de l’année précédente », a expliqué le Président du GEHEM.
Les huiles essentielles de feuille de girofle, les extraits de vanille, l’ylang-ylang, le niaouli et la baie rose figurent parmi les produits les plus demandés. L’Europe reste un marché majeur, avec la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Suisse parmi les principaux clients. Les exportateurs malgaches approvisionnent également les États-Unis, l’Inde, la Chine, l’Indonésie ainsi que plusieurs pays africains.
Malgré ces performances, Madagascar ne représente encore qu’une faible part d’un marché mondial estimé à environ 7 milliards de dollars. Le secteur dispose donc d’une marge de progression importante.

Les défis pour atteindre le milliard de dollars

Pour concrétiser son ambition, le GEHEM mise sur la coopération entre les opérateurs, les institutions publiques et les investisseurs. L’organisation, créée en 2019, regroupe aujourd’hui près de 70 entreprises présentes dans 15 régions.
Plusieurs obstacles demeurent toutefois. Les professionnels évoquent des procédures administratives à moderniser, un déficit énergétique qui limite la compétitivité des unités de production et un accès encore insuffisant au financement. Face au changement climatique, la filière entend poursuivre ses efforts d’adaptation à travers de meilleures pratiques agricoles, des équipements de distillation plus performants et l’innovation technologique. Pour le GEHEM, ces leviers seront essentiels pour transformer la croissance actuelle en succès durable à l’horizon 2040.

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